Zeblog, c'est fini

Par JLN :: 29/10/2012 à 11:23 :: Général
29 octobre 2012. Chers lecteurs et visiteurs, ce blog n'est plus activé, je le laisse sur la toile car il contient pas mal d'infos, de photos et d'échanges sympas.
Pour ceux qui veulent continuer à suivre mon actualité "littéraire", maintenant, c'est ici :

http://polarboiled.e-monsite.com/ pour mon actu perso

et là :
http://editionsducaiman.e-monsite.com/ pour la petite maison d'édition que j'ai créée en 2010.

A très bientôt !

JL Nogaro

Bienvenue...

Par JLN :: 20/04/2010 à 6:00 :: Général

Bienvenue sur le blog de JL Nogaro,

auteur de polars...

 

   Des polars, rien que des polars ! (Groupe facebook)


 Prochaine sortie, début mai 2010 :

La guerre a son parfum

Éditions du Caïman





Tout est bien expliqué ICI


Fête du livre de St Etienne, c'est... fini... Rendez-vous les 7 et 8 novembre au salon de Lyon, place Bellecour. Ce sera le dernier de la saison...


 

Dernière chronique sur le Net. Elle est l'oeuvre de Paul Colize, remarquable auteur de polars (Son site perso, c'est ) et adepte du second, voire troisième degré...

 

"Il y a quelques constantes dans les livres de Jean-Louis. Une vieille bagnole (en l’occurrence, une Ami 6, vous savez, avec la lucarne à l’envers, le volant à une branche et le levier de vitesse qui ressemble à un manche de parapluie), un combat politique et Gérald Séverine, flic introverti et philosophe.
Il y a aussi du nouveau dans Les prédateurs font toujours face au courant (t’es sûr de ça ?). Le roman est monté comme un clip vidéo, fait d’un ensemble de séquences très courtes. De nombreux personnages font leur apparition, la plupart pour disparaître aussitôt. Petit à petit, trois fils se dégagent de l’ensemble, l’épopée d’un tueur en série (mon cinquième cette année), le parcours d’un militant basque et le congé sabbatique de Gérald Séverine. J’avoue m’être quelque peu emmêlé les pinceaux dans ces trois intrigues, ne sachant au juste quel était le fil conducteur du roman.
L’écriture est fluide et marque une superbe évolution depuis Un bon flic. Les dialogues sont efficaces. Séverine pareil à lui-même.
Mais…il y a mais. Cette fin. Cette fin qui fait que, à l’instar des autres ex fans de Jean-Louis, jamais plus je n’adresserai la parole à ce type..."

C'était la dernière séance... de signatures. La prochaine, c'est pour mars !

 


 

Pour tout savoir de ce qui se passe sur la planète polar, un petit tour chez Claude le Nocher est indispensable !

C'est ici, sur

ACTION SUSPENSE

 

 

Les prédateurs, le premier chapitre est en ligne... voir ICI

________________________________________________________________

 

On parle des "Prédateurs" sur le Web :  (cliquer pour voir...)

Danielle, sur Maux d'auteurs

Patrick Galmel, sur Pol'art noir.

Bibliotheca, blog d'un lecteur compulsif belge...

Bigorre culture

Fiches livres (site québéquois)

Plume libre, forum littéraire

Forum Pol'art noir... comme son nom l'indique

 

 

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Pour l'instant, quatre livres publiés...

 

 

Pour en savoir plus (Commentaires, extraits, commandes...) c'est ici :

 

Mes bouquins

 

Parutions prévues : ça se bouscule !

A partir de 2009 :

 

La morte des tourbières du Pilat, Ed. Ravet-Anceau, Coll Polars en région.

Des yaourts au goût amer. Ed.Pietra Liuzzo, Coll ado-jeunesse.

Sur une route du Pilat, un hérisson écrasé. Ed. Ravet-Anceau, Coll. Polars en région.

 

 

Et enfin, pour en savoir plus sur bibi,

 

 une interview sur Pol'art noir

 

ICI

 

 

Pour tout contact : jl.nogaro@orange.fr

 

Pour vous "abonner" à la lettre d'info, il suffit d'envoyer un mail à cette adresse en indiquant : "lettre d'info".

Les prédateurs, premier chapitre

Par JLN :: 26/11/2008 à 3:30 :: Les predateurs premier chapitre

12 mars 2004, Toulouse, Haute-Garonne.

 

            Bruno Bouysse menait une vie agréable. Rien de bien fantastique, mais une vie agréable. Rythmée par les journées au garage et les soirées au bistrot, avec les copains. Cambouis, Pastis et tarots formaient les piliers de cette existence sans histoire. Quelques sorties au Stadium venaient ponctuer le quotidien d'une petite note de fantaisie. Uniquement lorsque les grosses cylindrées venaient défier les Toulousains dans leur antre. Les week-ends et les cinq semaines de congés annuels se déroulaient paisiblement, sur le même tempo. Le cambouis, ce n'était alors plus au garage, mais sur les parkings et sous les capots des voitures des copains. Bruno Bouysse avait des prix sur les pièces de rechange, mais il mettait un point d'honneur à ne pas faire de bénéfices là-dessus. Les copains payaient les cardans, pots d'échappement et autres plaquettes de frein au comptant. Pour la main d'œuvre, pas question d'argent. Bruno Bouysse payait moins de tournées pendant quelques jours, tout simplement.

            Il vivait seul, dans un pavillon hérité de ses parents, en banlieue. Résidentielle, la banlieue. Un jardinet aurait pu agrémenter le devant de la maisonnette, mais Bouysse n'avait pas la main verte et se contentait de passer un coup de tondeuse dans les herbes folles, de temps à autre. Il ne recevait jamais personne. L'intérieur était plus ou moins bien tenu, mais cela n'avait guère d'importance. Bouysse n'utilisait sa maison que pour y passer les nuits. Le frigo était condamné au vide perpétuel, et la cuisinière n'avait plus servi depuis le décès de sa mère, cinq ans auparavant. Seule pièce d'électroménager fonctionnant encore avec une relative régularité, la cafetière se dissimulait sous des taches brunâtres. Bouysse ne lisait pas, n'avait plus de télévision, n'allait pas au cinéma, ne pratiquait aucun sport. Il réparait des bagnoles, jouait aux cartes et buvait du Pastis avec ses copains. Il ne parvenait pas à mettre de l'argent de côté, mais son salaire lui suffisait amplement pour mener la vie qui lui plaisait.

            Les filles ne l'intéressaient guère. Il avait tenté quelques expériences, mais toutes s'étaient avérées plus ou moins désastreuses… Il n'avait pas insisté. Ses potes n'avaient pas connu beaucoup plus de réussite dans leurs entreprises de séduction. Deux d'entre eux s'étaient mariés, pourtant. Le premier avait divorcé au bout de deux ans. Ce n'était pas l'envie d'en faire autant qui manquait au second mais plutôt le courage de partir… Quand il avait trop bu, celui-là, il pleurait.

            Le 12 mars 2004, à sept heures quarante-cinq, l'équilibre que Bouysse avait su trouver dans la vie chancela. Il venait d'arriver dans le local réservé aux employés du garage et s'employait à enfiler la tenue de rigueur – une combinaison rouge avec les armes de l'entreprise calligraphiées au niveau du cœur – lorsque le patron fit irruption. Bouysse se fit la remarque qu'il n'avait encore jamais vu ce dernier entrer en ce lieu. Il n'avait pratiquement jamais vu le patron ailleurs non plus.

 

    Bouysse, repose ta combinaison.

    Qu'est ce qui…

— Il se passe que j'ai une question à te poser : Qu'as-tu fait de la bouteille de Bordeaux ?

    Quelle bouteille ?

— Le représentant en pneus que tu as reçu hier. Il t'a laissé une bouteille, oui ou non ?

    Ben… oui. Mais d'habitude…

    D'habitude quoi ?

— Eh bien d'habitude, quand un représentant apporte un cadeau… et ben on le garde.

— C'est du vol Bouysse. Les cadeaux, c'est pour le garage. Pas pour les employés. Tu as volé l'entreprise, c'est grave.

 

Bouysse regarda le patron. Il devait déconner… Tout le monde faisait ça, ramener à la maison les petits cadeaux des représentants. Mais le patron n'avait pas l'air de déconner. Pas du tout. Bouysse tenta de sauver sa peau.

 

    Tout le monde fait ça. Depuis des années !

— Ah bon ? Et bien, c'est fini, ça. Les bouteilles, c'est pour les fêtes et cérémonies.

    Hein ? Mais on n'en fait jamais des f…

—On va en faire, maintenant. Et la première, c'est pour ce soir. Pour arroser ton départ.

    Non, mais ça va p…

— Allez, tu discutes pas. Tu poses la combine, tu rends la clé de ton placard et tu rentres chez toi. Tu pourras le siffler ton Bordeaux. Tu as du temps devant toi maintenant.

 

Bouysse resta un moment planté là, sa combinaison rouge à la main. Il hésita, ne sachant quelle attitude adopter. L'envie de foutre son poing dans la gueule de ce petit con le démangeait. Mais il se doutait que ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux à faire. La porte du local était fermée. Bouysse devinait des formes à travers la vitre translucide. Les collègues n'osaient pas entrer. Sûr que certains étaient au courant de ce qui se passait. Il jeta la combinaison au sol, ainsi que la clé de son placard. Le douze mars 2004 à neuf heures, Bruno Bouysse ne faisait plus partie de la société pompeusement nommée "A l'avant des Limousines". Le patron aimait beaucoup Alain Bashung. A dix heures et quart, il reposait une bouteille de Bordeaux vide sur la toile cirée douteuse de la table de cuisine. Il était tout seul dans sa petite maison de la banlieue résidentielle de Toulouse. Il faisait beau. Il fut un peu malade.

 

Infos littéraires diverses...

Par JLN :: 24/11/2008 à 6:23 :: Général

Le livre de Marc Legrand(Voir lien "un thriller ésotérique en ligne")est disponible chez book editions

Les prédateurs font toujours face au courant

Par JLN :: 14/11/2008 à 22:44 :: Pour se procurer les bouquins

 

—Dans toutes les librairies francophones.

(Préciser que le diffuseur est "le comptoir du livre de Toulouse")

—Via le site de l'éditeur, (livraison gratuite), ici :

Librairie PLE

—Chez les libraires en lignes habituels (FNAC, Amazon, Chapitre.com, Price minister, etc.)

Projets en cours

Par JLN :: 21/05/2008 à 20:56 :: Projets

Trois romans vont sortir prochainement, chez deux éditeurs différents :

La morte des tourbières, qui devrait débarquer dans les librairies courant septembre 2008. Il s'agit d'un polar mettant de nouveaux personnages en jeu. Il se situe dans le massif du Pilat.

Les prédateurs font toujours face au courant. Il s'agit ici de la suite des aventures du capitaine Gérald Séverine. Sa sortie est programmée courant 2009, et il est déjà presque annoncé ICI.

Le troisième livre qui verra le jour est un polar jeunesse : Des yaourts au goût amer. Il est encore un peu tôt pour en parler...

 

Côté écriture, je viens de terminer un nouveau manuscrit, qui fait suite à La morte des tourbières. Il est actuellement en relecture chez quelques amis de bon conseil !

 

Et pour finir, je viens de passer à la phase d'écriture d'un nouveau texte. Un polar, bien sûr. Mais là, il est encore beaucoup trop tôt pour en dire plus !

Des salons, des potes d'écriture...

Par JLN :: 13/04/2008 à 18:18 :: Galerie de photos

 

 Avec Sylvain Pettinotti, aux trois jours du polar d'Ambierle, avril 2008

 

 

Avec Franck Thilliez, aux Quais de polars à Lyon, hiver 2007.

 

 

Salon du livre de Villefranche sur Saône en avril 2007. (Aux côtés de Serge Yves Ruquet et Sylvie Callet, entre autres)

 

 

Novembre 2006, fête du livre de Sury

 

 

Une dédicace au Bessat, mon village, en septembre 2006

 

 

Aux côtés de Yasmina Khadra au festival polar de Veyrin-Thuellin (printemps 2006)

 

 

 

Paul Colize et Hervé Sard lors de la sortie de "Fenêtres sur courts"

 

 

 

 

Livres

Par JLN :: 11/11/2007 à 8:39 :: Ecrits

Un bon flic c'est comme de la soie.

 

 

C'est mon premier polar, sorti en juin 2006 aux éditions Chloé des Lys. Il conte une sombre histoire de famille qui remonte à la surface au plus mauvais moment : juste quand un homme politique vertueux (si si, il y en a) commençait à avoir le vent en poupe. Juste quand il venait de retrouver son ancien pote de Sciences-Po. Mais juste quand il venait de se disputer avec Alida, son épouse et ex-égérie des mouvements d'extrême gauche de la ville... Les histoires de famille finissent mal en général, mais quand, de plus, les sicaires d'un étrange PDG de société de gardiennage s'en mêlent.... ça peut finir très très mal...

Premiers chapitres

 

Fenêtres sur court

 

 

C'est une aventure collective, menée avec quelques potes d'écriture. On y trouve un bon ramassis de nouvelles plus noires les unes que les autres...

 

St Etienne Santiago

 

 

Le petit dernier en date, sorti en juin 2007 chez Ravet-Anceau. Tout commence lors du coup d'état de Pinochet au Chili, en 1973. Et ensuite, un grand bond trente ans plus tard, en pleine campagne des élections régionales à St Etienne. Cherchez le rapport...

Premier chapitre

 

Pour se procurer les livres

 

Revue de presse

 

Les lecteurs en parlent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Par JLN :: 17/09/2007 à 17:05 :: les lecteurs commentent sur les forums

Voici quelques commentaires trouvés sur la toile... On peut retrouver les forums cités ici :

Pol'art noir

Le coin polar

Maux d'auteurs

Plume libre

Forum Forez

Forum de liens utiles

Nota Bene

 

Le 30/11/08 sur Pol'art noir, par Michalon.

Les prédateurs font toujours face au courant.

En congé sans solde, le capitaine Séverine se ressource sur sa terre natale, la Gascogne, en retapant une vieille grange, en buvant des coups avec ses amis, et en pêchant ces truites qui font toujours face au courant.
Mais il va se retrouver, malgré lui, coincé entre un serial killer justicier et un groupe d’indépendantistes basques.
Aidé d’une psychiatre plus sexy que Gérard Miller, il tente de démêler cet imbroglio…

C’est le troisième livre (les deux premiers sont chroniqués sur le site) de Jean-Louis Nogaro et, là encore, il s’améliore.
Le style s’affirme, les personnages s’étoffent, et on devine entre les mots, son goût, sa tendresse, pour les gens et les amitiés simples.
On y retrouve aussi, c'est vrai, sa fixette pour les antiquités automobiles !!
D’aucuns trouveront le parallèle exagéré, mais le Capitaine Séverine n’est pas sans rappeler le Fabio Montale de Jean-Claude Izzo dont Le Cafuron est (coïncidence ?) un grand fan.

Le seul petit défaut que je vois est l’absence de fausses pistes, la facilité des deux enquêteurs à discerner le faux du vrai, à toujours tirer sur le bon fil de l’écheveau. Un peu plus d’ « erreurs » et d'« impasses » n’auraient pas nui, c’aurait d’ailleurs permis de rallonger le livre et de s’attarder un peu plus sur la relation entre Séverine et Agnès (pour ceux qui n'auraient pas suivi, non, ce ne sont pas des lesbiennes).

Sans déconner, c’est du 4 grosses étoiles.

Le 14/11/07, sur Plume libre, par "Dupetitbois".

Un bon flic c'est comme de la soie.

Fini... je hais les livres trop bien qui finissent trop vite!
Sérieusement j'ai passé un bien agréable moment de lecture en compagnie de vos personnages !
Quant à l'ambiance de la ville, visiblement vous êtes heureux chez vous,et ne voulez surtout pas qu'on y vienne!

 

Le 25/10/07, sur Plume libre, par Sybil.

Un bon flic c'est comme de la soie.

Voilà je viens de finir ce livre et j'ai passé un très bon moment !
J'ai lu vraiment beaucoup de thrillers ces derniers temps, et je pense que ça ne m'a pas fait de mal de changer un peu de style. J'ai apprécié cette intrigue alambiquée juste ce qu'il faut, avec ses histoires politiques et sociales bien françaises !
Je ne connais pas Izzo, mais moi j'ai un peu pensé à Philippe Bouin, de qui j'ai lu Les sorciers de la Dombes

En somme un très bon premier roman, je ne vais pas tarder à lire le 2è !

 

Le 12/10/07, sur Pol'art noir, par Limbes

Saint Etienne Santiago

L'autre jour, j'ai entendu à la radio un écrivain (je ne sais pas qui, pardon, c'était juste une bribe prise au vol) qui disait en gros que ce qui est difficile, quand on écrit, c'est de rendre les personnages que l'on crée vivants.
Que le lecteur puisse se dire, tiens, celui-là, je pourrais le croiser dans ma rue, ou au bistrot, ou ailleurs.

De ce point de vue, les personnages de ce roman sont réussis, avec une mention particulière pour le capitaine chargé de l'enquête. Son côté humaniste, ses fêlures, le rapport qu'il entretient avec son métier et sa ville lui donnent une consistance qui fait qu'on a envie de l'accompagner encore, tant dans ses enquêtes que dans son cheminement personnel.

Un bref extrait le concernant:
"Au-delà de ses collègues, c'était le regard porté par la société sur sa marge qui le démolissait. Qu'est-ce qu'ils avaient tous? Ils croyaient que ça n'arrivait qu'aux autres?"

Bon, et puis, il faut bien le dire, j'ai adoré me balader à nouveau à Saint-Etienne, y ayant vécu quelques temps.

Parce que, Saint-Etienne, oui, c'est exactement ça:

" Il aimait Saint-Etienne. Pas comme Pascallet, qui s'extasiait devant les beautés cachées de sa ville, quand il ne s'échinait pas à gravir les contreforts des massifs l'environnant, sur son vélo. Non, Séverine le Pyrénéen aimait cette ville pour son âme. Une ville qui savait faire preuve de folie, d'esprit fantasque, malgré la rigueur de son climat et le déclin économique. Une vraie ville slave."

Ou ça:

"Une ville qui s'était balafrée de longues lignes de civilisation, au gré des plans d'urbanisme. La Grande rue, le cours Fauriel ne dépareilleraient pas dans des villes plus chics et plus bourgeoises. Mais entre ces rues commerçantes ou résidentielles, des zones beaucoup plus approximatives se maintenaient."

J'adore cette idée de ville "approximative". D'ailleurs, j'adore les villes - ou les lieux - approximatifs. Et c'est marrant - petit aparté, mais je vois de ce point de vue quelques points communs entre St-Etienne et Marseille...

Sinon, j'ai trouvé que l'écriture, plutôt sobre, servait bien le fond de cette histoire.

Et l'objet-livre est très agréable à toucher et à regarder.

Alors merci à l'auteur pour cette lecture qui interrompt pour ma part une période de non-lecture intense!

 

5/10/07 sur Plume libre, par Claire Redfield  :

Saint Etienne Santiago

Et ben j'ai vraiment beaucoup aimé aussi. Un style très plaisant à lire, une histoire bien prenante et complexe (surtout pour le capitaine Séverine) et j'ai été surprise par l'identité de "X2", j'aurais jamais pensé à lui tiens. Et puis j'aime beaucoup la conclusion (question de convictions persos je suppose).
Et surtout, toute l'histoire, les persos, les lieux sonnent autenthiques, réels et ca donne beaucoup de charme au roman.

 

16/09/07, sur Pol'art noir, par Geof

St Etienne Santiago

"Saint-Étienne Santiago" est sans conteste plus réussi que "Un bon flic c'est comme de la soie".
Comme le dit Michalon, l'écriture est aussi agréable mais l'intrigue est beaucoup plus maîtrisée, structurée et mis en scène.
Tous les personnages sont aboutis, notamment Séverine qui a quelques accents de Montale par moment.
4 étoiles

 

 

18/08/07, sur Plume libre, par Raven

St Etienne Santiago

Ce qui est bien avec ce 2eme livre c’est qu’il tient toutes ses promesses. Le style de Jean-Louis Nogaro y est toujours aussi agréable et l’histoire est prenante à souhait. Tout commence en 1973 au Chili pour se terminée en mars 2004 à Saint Etienne entre les deux une multitudes d’événements qu’il nous faudra découvrir au fil de page.
Une bonne intrigue, des personnages très attachants, on y retrouve le capitaine Séverine rencontré dans « Un Bon Flic, c'est comme de la Soie »
J’ai beaucoup aimé et comme pour le 1er c’est un livre que je vous conseil fortement.

 

 

10/08/07, sur Forum Forez, par Caty

St Etienne Santiago

A tous ceux qui ne l'ont pas encore lu........ Courez vite ! Il est génial
Jean-Louis, je te passe un mail dès que je trouve 2 min de liberté mais merci pour ce bon moment !

 

 

01/08/07, sur Pol'art noir, par Mac Oliver

St Etienne Santiago

Ayé, fini le voyage ! Magnifique. Merci pour ces moments avec Séverine et Assemond, St Etienne et la région m'étaient totalement inconnus mais maintenant j'ai presque l'impression d'y avoir vécu.

Intrigue excellente, personnages vraiment attachants et puis cette plume mes amis... Quand Jean-Louis décrit (écrit) St Etienne, y'a comme qui dirait quelque chose qui me fait penser à Simenon qui décrit Paris.
Grand bravo !!! Vivement le prochain.

 

 

20/07/07, sur Le coin polar, par "Zorro"

St Etienne Santiago

J’ai profité de mon premier jour de congé pour ouvrir le polar du Caf. Je me suis installé avec le bouquin dans une main et mon Perrier-citron, mon sécateur et ma loupe de l’autre.
La première chose qui m’a frappé, c’est la progression dans l’écriture. J’étais resté sur Un bon flic, et ses phrases quelque peu laborieuses. Ici, c’est nickel, ça roule, c’est fluide, pas un mot de trop.
L’intrigue aussi est bien foutue. Même si on en connaît d’entrée une partie, on va solidement ramer pour avoir l’ensemble du puzzle. Et bien entendu, ce ne sera pas ce à quoi on s’attendait.
Une belle réussite et un bon moment de lecture.

 

04/07/07, sur Pol'art noir, par Tchipette

St Etienne Santiago

Ben voilà, pas de copinage intempestif, j'ai croisé Le Caf' ici dans le comm'
Après un premier livre sympathique, un bon deuxième qui se lit d'une traite.
Pas de délayage, les personnages ne sombrent jamais dans le manichéisme, et un très bon scénar, bref une gourmandise.
Et pour une stéphanoise, quel nom emblématique que celui de Séverine!

 

24/06/07, sur Pol'art noir, par Michalon

St Etienne Santiago

Voilà, je viens de terminer le deuxième livre du Cafuron
Deux étudiants stéphanois extrémistes participent à la chasse aux communistes dans le Chili des années 70 mais en 2004, durant la période électorale, leur sombre passé les rattrape...
Non seulement, ce deuxième opus se lit aussi facilement et agréablement que le premier, l’amour de sa région stéphanoise y est omniprésent, mais l’auteur a su corriger les petits défauts du premier :
-Comme dans Un bon flic c’est comme de la soie , l’intrigue de Saint Etienne Santiago  prend sa source dans le passé et voit des secrets pas folichons resurgir, mais si elle était conclue un peu trop rapidement dans le premier, elle prend ici le temps de se développer, de se disperser, de nous égarer, et finalement de se résoudre de manière tout à fait crédible.
-La manière de s’exprimer parfois identique et stéréotypée des différents personnages a également disparu et tous, les principaux comme les secondaires, sont criants de vérités, dans leurs qualités, leurs travers et leur humanité. (Le capitaine Séverine notamment qui gagne en épaisseur et en sensibilité)
-Et puis, le Caf a su se mettre au goût du jour en matière automobile ! Ici on roule en Clio et en Master Renault, finies les Fuego et les Sunbeam ! Tout juste une petite référence à une Ami 6 !
J’étais sorti du premier admiratif, j’ai refermé le second (je sais, c’est pas bien) un poil jaloux...!
Bravo le Caf
4 étoiles

 

 

22/06/07, sur Maux d'auteurs, par Danielle

St Etienne Santiago

Ce post aurait pu figurer dans News de nos auteurs, JLN (Cafuron, le Caf), passant de temps en temps nous dire un petit bonjour.
Intentionnellement, je le place ici car son second roman, un polar, après Un bon flic, c'est comme de la soie, le classe sans contestation dans la cour des grands.
Le dépôt d'un brocanteur incendié apparemment sans raison, le meurtre d'une vieille dame dans une maison de retraite, un candidat frontiste qui se démène curieusement à la veille des cantonales, quel est le lien entre ces évènements? Le capitaine Séverine, policier éminemment sympathique, dénouera peu à peu les fils: une histoire lointaine (dans le lieu et le temps, trente ans auparavant au Chili) ressurgit et sème le trouble dans la cité ligérienne.

 

27/03/07, sur Maux d'auteurs, par Rayjane

Un bon flic c'est comme de la soie

J'ai lu ce livre en trois jours tellement j'ai été prise par le suspens. Les personnages sont bien brossés, l'histoire est prenante. On ne s'ennuie en aucun moment. pour un premier essai, il est transformé !!!
Je recommande chaudement.

 

12/05/07, sur Forum de liens utiles, par Romane

Un bon flic c'est comme de la soie

J'ai aimé le rythme soutenu de l'histoire et bien sûr son élaboration.
Toutefois, j'ai trouvé certains passages trop courts et j'ai fini par comprendre pourquoi : certaines scènes ne comportent quasiment que des dialogues. J'aurais aimé je pense, un peu plus de détails descriptifs pour asseoir visuellement ces scènes. J'aurais je pense adoré rentrer un peu plus dans l'intimité de certains personnages, déceler mieux leur caractère, leur manière de bouger, leurs tics, leur particularité ou tout bêtement leur côté très ordinaire, banal.
Tu m'as ainsi permis de comprendre que les descriptions qui me barbent tant d'habitude, sont extrêmement porteuses d'ambiance. Le tout étant de doser. Il en aurait fallu un poil de plus ici.
Une chose m'a époustouflée ; tout s'imbrique d'une manière si évidente, dans l'ordre chronologique et dans la précipitation de la fin du livre, que je me suis demandée comment tu avais fait pour ne pas te mélanger les pédales. J'ai imaginé un puzzle dont tu aurais mélangé les pièces, pour les reprendre les unes après les autres en remontant l'oeuvre, mais pas n'importe comment, dans un ordre bien précis.
Pour tout dire, j'aimerais te poser la question : comment fait-on pour ne pas s'emmêler dans l'écriture d'un polar ? Concrètement, tu fais des fiches ? Tu notes les grandes lignes et les détails sur une feuille ? J'ai été ahurie (très agréablement) par ce rythme corsé d'événements et révélations.
Bienvenue dans le polar, la Ro.
Merci, Jean-Louis. J'attends le second, car vois-tu, je trouve que pour un premier tu t'es vachement bien démmerdé, et même si on y décèle des passages qui auraient mérité d'être plus soulignés, c'est déjà un exploit que ce premier ouvrage ainsi ficelé.

 

12/04/07, sur le coin polar, par Hervé

Un bon flic c'est comme de la soie.

Ça y est ! J'ai enfin réussi à lire tranquillement du début jusqu'à la fin.

J'aime : le rythme (des scènes assez courtes qui entrainent sans jamais lasser, et sans qu'on s'y perde), le style (fluide et imagé, parsemé d'expressions ou descrïptions du genre "...Farges savait qu'il repartirait du pays du gruyère prêt à faire des trous dans le fromage.")

Un peu plus nuancé quand même sur l'intrigue : le début est plutôt lent (Séverine ne fait son apparition qu'assez tard),avec une palanquée de personnages pas faciles à enregistrer. La fin mériterait de percuter davantage. Le coup des bébés n'est pas clair clair. En tout cas, j'en ressors sans être sûr d'avoir bien compris. Petite tête !

Bref, un bon polar, à recommander. C'est quand déjà qu'il sort le suivant ?

 

18/03/07, sur Plume libre, par Fabien

Un bon flic c'est comme de la soie

Un bon flic... fait partie de ces polars Caf! Et réussi. Très sincèrement. je le range parmi celui de Christophe Debien ou de Christian Roux. Vous racontez une hiostoire sans demander rien à personne, chacun dans votre style... En fait pas si différents. Surtout pour Roux.
Ton stye me fait beaucoup penser à Christian Roux. Cette impression de partir dans tous les ses mais on sait dès le début de la lecture, on sent je devrais dire, qu'une chose importante réunit le tout. Là, c'est ce sercret de filiation qui imprègne tout le récit. On est sûr de tout comprendre et pourtant il nous manque un tout petit élément pour bien faire tourner la machine.
Je finirai qu'en disant que la filiation avec Izzo n'est pas volé. Comme je te l'ai dit, j'aime beaucoup Izzo que j'ai découvert à peine l'année dernière grâce à mon père. Et j'ai ressenti la même atmosphère poisseuse et palpable. Bravo!

J'ai sincèrement hâte de lire le suivant.

 

27/02/07, sur le coin polar, par Marie.

Un bon flic c'est comme de la soie.

J’ai enfin lu « Un bon flic… » et à la fin de cette lecture, j’ai un vague regret. Tu dois ressentir cette même sensation Caf, lorsque tu donnes à l’un de tes élèves l’appréciation : « Peut mieux faire ». Tu sens que le potentiel est là, mais qu’il n’est pas totalement exploité.
Oui, je sais, c’est gonflé de ma part de faire des critiques mais j’aime dire les choses comme je les ai ressenties.
Pour moi, il manque à ce livre quelques dizaines de pages. L’intrigue est très bonne, mais elle est dévoilée trop rapidement (on sait très vite que Léon et Charlie sont frères).  Et surtout, les personnages mériteraient d’être « épaissis ». En particulier Séverine. (Roger est très réussi).
On a là une belle galerie de personnages et c’est un peu frustrant de ne pas en savoir plus sur eux, de ne pas mieux les « sentir ». J’ai été aussi gênée à la lecture pas le fait que deux personnages portent le même nom : Léon. C’est voulu, je suppose. Pourquoi ?
On dirait que tu t’es pressé d’écrire, que tu avais hâte de terminer. C’est vrai qu’il ne se passe que quelques jours entre le début et la fin de l’histoire mais ça me parait quand même un peu précipité. C’est très dommage parce que je suis sûre qu’il y a là matière à un grand roman. D’autant qu’on rencontre régulièrement quelques formules tout  a fait géniales. Les évocations de St Etienne sont belles. L’humour inventif. Pour le côté engagé, j’aime moins…
J’avais eu l’occasion de lire sur monopole noir les premiers chapitres de St Etienne-Santiago. Tu m’avais paru plus posé, l’intrigue se mettait en place tranquillement. Je me dis qu’il y a peut-être dans « Un bon flic » l’impatience du premier roman.
J’ai quand même hâte de lire ton prochain livre parce que je suis sûre qu’avec l’expérience et ton talent, ces petites choses qui m’ont interpellée seront mieux maîtrisées.
  


17/03/07, sur Pol'art noir, par Michalon

Un bon flic c'est comme de la soie

Après quelques péripéties, j'ai enfin reçu le bouquin du Caf
(Au passage, le contact avec la maison d'édition Chloé des Lys a été charmant).
Donc hier soir, sous la couette, bien calé sur mon oreiller (important l'oreiller), j'ai ouvert l'objet en question (joli photomontage sur la couverture) non sans une certaine appréhension. Et si ça ne me plaisait pas ? Devrais-je la jouer sincère ou hypocrite ?

Tant pis, soyons sincères :

Il y a des défauts.
Dans les trente dernières pages, on devine l'étalon (aucune métaphore) qui sent l'écurie et qui est pressé de terminer. (Des déductions et des actions qui s'enchaînent un peu trop facilement)
Certaines formules et dialogues sont un peu alambiqués,  notamment plusieurs répliques (de personnages différents) qui commencent par Bon, je vais faire ci...Bon je vais aller là...Enfin bon, c'est comme ça...

Mais le plus gros défaut est ailleurs et, hélas, rédhibitoire : la passion que Le Cafuron semble vouer aux vieilles bagnoles.
Un amateur de 4L, un autre de DS et de CX, ok, pas de problème, c'est même mignon. Mais qu'en 2002, des petites frappes roulent en Fuego et Talbot-Sunbeam, Le Caf ! Pas crédible, même à Saint-Étienne !!

Plus sérieusement, et tout aussi sincèrement : j'ai aimé.
D'ailleurs : "Démarré hier soir et fini ce matin" aurait sans doute suffit comme critique.

L'intrigue tient la route, les personnages bien brossés, et le style très plaisant.

Ton livre a vraiment été une agréable surprise, et, même si ça te fait une belle jambe (toujours aucune métaphore) je suis admiratif, le Caf.
3 étoiles bien mûres.
(Je garde la quatrième pour le prochain. J'ai ouïe dire qu'il était meilleur...)

 

16/11/06, sur Pol'art noir, par Geof

Un bon flic c'est comme de la soie

Voilà, je l'ai lu et terminé en 3 jours, ce qui est déjà un gage de qualité d'écriture.
J'ai trouvé le roman proche de ceux de Daeninckx : court, direct, ancré dans une région, une intrigue assez simple et pas de surenchère.
L'auteur ne s'est pas senti obligé d'en rajouter au niveau intrigue autant sur sa complexité que le nombre d'enquête qui peuvent vite gonfler quand c'est mal fait, et au niveaux des personnages, ni trop ni pas assez.
Le bémol (si c'en est un), c'est le livre étant assez court, à peine s'attache t'on aux personnages qu'arrive le dénouement.
Le tout donne quelque chose de réussi, de simple et d'agréable.

4/5

Pour un premier roman je l'ai trouvé "mature".

 

29/01/07, sur Plume libre, par Claire-Redfield

Un bon flic c'est comme de la soie

Ce fut ma lecture de dimanche-sur-mon-canapé-à-me-remettre-d'une-grosse-fete .... (Message perso pour Raven : j'ai pas piqué de bouteilles vu que le vin était deg')
Une histoire sympathique et dynamique, un rythme bien tenu par des chapitres courts, l'intrigue se déroulant sur 3 jours, et mon pti coup de coeur à moi : des petites réflexions "sociales" de ci delà qui m'ont bien plu... Bravo Caf pour ce premier roman plus que prometteur, un vrai plaisir à la lecture

 

31/12/06, sur Plume livre, par "Raven"

Un bon flic c'est comme de la soie

Une excellente surprise.
Des chapitres courts et rapides, la construction du récit est faite sur le point de vue des différents personnages et sur un laps de temps très court, l’auteur ne perd pas de temps avec des phrases inutiles mais il arrive à nous faire aimer les protagonistes de cette histoire mais aussi la ville, Saint Etienne, qui prend ici la place d’un personnage réel.
Un livre que je conseille fortement.

 

10/11/06, Pol'art noir, par Fernand

Un bon flic c'est comme de la soie

Ca y est, je l'ai terminé... Offert par frangine et dédicacé par Jean-Louis....
J'ai pris mon temps mais ça valait le coup....Subtil mélange d'intrigue et de description du milieu social. Le décor bien sûr m'a emballé. Mais j'ai surtout séduit par la subtile description des personnages et de l'inventivité narrative.
Beau coup Jean-Louis......On attend la seconde manche

 

10/11/06 Pol'art noir, par "Savvy!"

" Un bon flic c'est comme de la soie " 

" Un bon flic c'est comme de la soie " __ Un bon petit polar pas piqué des vers !

L'intérêt soutenu du lecteur et un rythme vigoureux maintenu, dans le déroulement de l'histoire, beaucoup grâce au découpage du récit.
Des tranches courtes bien identifiées dans le temps et le lieu, donnent une lecture aisée.
De beaux personnages habitent ce roman. Quelques uns d'entre eux auraient mérités d'être plus étoffés. D'intéressants ils auraient été magnifiques.
Par son roman, l'auteur nous donne un bref aperçu d'une région d'un petit coin de la France, avec sa politique, ses moeurs, ses citoyens, vus à travers les yeux des personnages.
J'ai trouvé l'écriture de ce roman très posée et sobre. L'auteur se serait-il imposé une retenue, une grande sobriété dans le récit ?
Pas complètement car Jean-Louis Nogaro fait cadeau au lecteur de quelques expressions imagées et particulièrement savoureuses.

L'intrigue, une idée originale, dont on devine l'essence (une partie du moins) relativement tôt, est présentée et portée par une action continue qui ne manque pas de souffle.
Quelques petits points nébuleux et une finale trop brève et trop vite arrivée. J'en aurais pris encore.
Un 3*, pas de demi autorisée, mais bien près du 4.
Probablement pour le prochain !

 

13/10/06 sur Pol'art noir, par "Franz 22"

Un bon flic c'est comme de la soie
 Qu’est-ce qui fait qu’un jour tout bascule ? Parfois rien. Un grain de sable. Une lubie. Une mauvaise idée. Et soudain, le monde change. Ceux que l’on côtoyait normalement la veille et que vous estimiez montrent leur vraie nature. C’est ce qui arrive à Charlie, un lycéen, lors des manifs entre les deux tours des présidentielles de 2002. Il fait une fixation sur l’un des meneurs du défilé, un jeune comme lui, marqué d’un étrange signe au cou. Soit les trois points noirs de l’anarchie ou des grains de beauté. “Il est de ces étoiles qui ont toujours été là, mais dont on ne se préoccupe pas. Et puis, une nuit, sans savoir pourquoi, on ne voit plus qu’elle... et on décide d’aller l’attraper.”

Charlie s’en va donc cueillir son rêve dans une archive enfouie du passé, et Saint-Étienne se transforme en champ de tir, en course-poursuite, en jeu de chat et de souris entre des tueurs et leurs proies. Il est question de restructuration industrielle dans une optique de dépollution, de société de gardiennage et de sécurité aux agissements mafieux, d’anciens soixante-huitards pris dans la tourmente, d’analyses génétiques, d’autorités policière et judiciaire qui n’aiment pas faire de vagues, même quand on tire à bout portant sur un conseiller général. L’action bat son plein, avec des personnages crédibles. Les caractères des uns et des autres sont psychologiquement bien étudiées, à travers leurs comportements et ce qu’ils disent. Ou ce qu’ils pensent.

Comme il s’agit d’un récit policier, l’enquête avance, mais menée de plusieurs fronts. D’un côté, un policier maniaque qui ne jure que par la chronologie. De l’autre, le narrateur, prof, amateur de Kerouac et de Renault 4, ex-gauchiste. Plus différents points de vue qui permettent de suivre les agissements de tous les figurants du drame. Tout s’imbrique à la manière d’un puzzle et finit par donner, au terme d’un polar dans la lignée de ceux de Didier Daeninckx, l’image de la vérité.

A ceux qui diront, restons modestes, comparons ce qui est comparable. Daeninckx, tout de même. Je maintiens. Sans les oeillères à séparer les confirmés des non-reconnus, il n’y a rien de moins dans le roman de Jean-Louis Nogaro que dans l’un des livres de l’auteur cité, tant au niveau de l’intrigue que de l’analyse sociopolitique sous-jacente qu’il donne de la région.
5 étoiles

 

29/06/06 sur Nota Bene

Un bon flic c'est comme de la soie

Jean-Louis Nogaro se définit lui-même comme un écrivain artisan. 44 ans, instituteur à St Etienne, fan de Jean-Claude Izzo, "Un bon flic c'est comme de la soie" est son premier roman. On sent l'empreinte de son "maître" tout au long de ce livre : St Etienne est là, omniprésente, avec son hiver, ses quartiers ouvriers, ses terrils… et ses mauvais garçons. Mais on est loin d'un docu-fiction : L'intrigue est finement ciselée, le rythme de cette histoire est trépident. On s'attache rapidement aux personnages, du petit prof un peu paumé, ancien militant trotskyste, à l'amoureux des "dessous de capot" mal marié, bourru et un peu poissard. Quant à l'histoire… c'est un peu compliqué d'en parler sans rien dévoiler. Car l'auteur nous conduit habilement d'indices en fausses pistes… Disons qu'un jeune adolescent part en quête de son identité familiale, et que tout le monde n'a pas intérêt à ce qu'il parvienne à ses fins…

Editions Chloé des Lys.
(A ce sujet, on ne peut vraiment parler de polar régional : l'histoire se déroule à St Etienne, l'éditeur se trouve... en Belgique !)

 

20/09/06, sur Maux d'auteurs, par "Cheyenne"

Un bon flic c'est comme de la soie

Voilà, j'ai terminé le livre du Caf, hier soir. J'ai tourné la dernière page, déçue de tomber sur la table des matières ... je me suis attachée à Renaud et Alida.
Cette histoire se lit rapidement, on est pris par l'ambiance et l'intrigue. Intrigue originale car pour une fois, il n'y a pas de meurtre horrible et sanglant !
Pour les références à Izzo, je craignais l'argot, mais pas une seconde de vulgarité dans ce livre, j'ai apprécié.
ce roman policier ne ressemble pas à ceux que j'ai l'habitude de lire (et j'ai d'ailleurs un peu de mal à expliquer pourquoi ...) mais j'en suis bien contente, c'est bien la diversité en littérature.
C'est un livre intimiste (je crois que c'est comme ça qu'on dit ..), très axé sur la personnalité des personnages qui ont une vie "normale", on peut se sentir proche de ces gens là.
La référence au titre est toute douce, un brin de poésie, c'est sympa.
Et pour un 1er essai édité, Le Caf a bien réussi à mener son lecteur en bateau (enfin moi en tout cas) ... je ne veux rien révéler, mais au début on pense connaître le sujet et peu à peu on est amenés sur un autre chemin.
J'ai bien aimé la fin, humaine.
En résumé, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, courrez chez votre libraire pour le commander !

 

13/11/05, Pol'art noir, par "Zorro"

Un bon flic c'est comme de la soie

Victor Ougine, star montante de la politique régionale est assassiné d’une balle dans la tempe. Son ami, Renaud Assaire, un prof désinvolte aux allures soixante-huitardes et à la R4 valeureuse va s’adjoindre les services de son pote Roger Planquin, garagiste de son état, fana de mécanique et grand dévoreur de revues techniques, pour mener l’enquête.
L’histoire que nous raconte Jean-Louis Nogaro se déroule sur 5 journées, entre le 21 et le 25 décembre 2002. Là vient la première qualité de l’histoire ; un récit mené à un rythme d’enfer. Les séquences sont courtes, les plans rapides, il est difficile de lâcher le bouquin tant les événements se précipitent.
On s’attache aux personnages, bons comme méchants. Et, surtout, on s’attache à cette ville que l’auteur décrit avec une haine-amour touchante.
Seule la présence de phrases complexes, à la construction parfois alambiquée, freine le lecteur dans cet élan qui le mènera jusqu’au rebondissement final.
Quelques expressions très réussies émaillent le roman.

Saint-Étienne est une ville qui a l’art de s’accommoder à votre humeur. Surtout si vous êtes d’humeur maussade.
La rue Alain Fournier possédait la particularité, comme la vie de l’homme qui lui avait donné son nom, d’être très courte.
Faux comme un âne qui recule.


Trois étoiles, mais, la quatrième n’est pas loin.
(Si l’auteur consent à simplifier son écriture)

 

Par JLN :: 11/09/2007 à 6:53 :: Général

Par JLN :: 18/06/2007 à 17:21 :: Revue de presse

Mars 2008, "livre et lire"

 

 

Le 16 juillet 2007, le Progrès

 

 

Le 13/07/07, le Progrès Loire.

 

 

Le 08/07/07; Le Progrès, Pages locales

 

 

Le 18/06/07, Le Progrès, Montbrison

 

Prologue

Par JLN :: 08/06/2007 à 4:54 :: St Etienne Santiago premier chapitre

Septembre 1973, Amérique du sud.    

 

            Il aurait dû s’en douter. Il le savait probablement, d’ailleurs, au plus profond de lui-même. Mais les faux semblants l’avaient emporté jusque-là, recouvrant la fange de vernis. Amitié. Aventure. Idéaux… Sauf que maintenant, c’était fini. On ne jouait plus.

Coyote eut soudain du mal à respirer. Jusqu’à ce nom de guerre ridicule qui lui restait maintenant en travers de la gorge. Malgré l’heure matinale, la moiteur s’était déjà emparée de l’espace. Le ventilateur fatigué de la cuisine de l’hôtel San Cristobal ne changeait pas grand-chose à l’affaire. Coyote se demanda à quel moment l’hôtel pourrait à nouveau voir affluer les touristes. Les derniers avaient été évacués par les Américains, juste avant le bombardement du Palais présidentiel.

            Soudain, la femme hurla quelque chose en espagnol. Coyote interrogea du regard le second Européen présent dans la pièce transformée en  salle d’interrogatoire. Un gamin tout juste sorti de l’adolescence, comme lui. Le jeune homme,  qui se faisait appeler " Snake ", souffla :

 

— Elle dit qu’elle ne parlera pas tant qu’elle n’aura pas ses médicaments. Elle est épileptique, ou quelque chose comme ça…

 

Coyote regarda la fille. Elle était assise sur une chaise de bar, adossée à une colonne métallique. A trois mètres d’elle, lui faisant face, se trouvait son frère, contre une deuxième colonne. Tous deux étaient menottés.  Snake et Coyote faisaient partie de l’expédition qui les avait raflés au saut du lit. Aranxa et Carlos Garchez. Deux étudiants dénoncés par un commerçant. Soupçonnés d’être membres du MIR[1]. Un homme en tenue militaire, crâne rasé et brassard noir, lança en direction de la fille :

           

— No estamos aqui para cuidaros, gamberros. Pero antes de morir escupitais el nombre de vuestros compaňeros ![2]

 

            Il semblait être le chef de l'équipe. Deux autres militaires locaux et les deux Européens complétaient le quintet. Le regard de la fille s’arrêta sur Coyote. Ce dernier comprit que la braise et le velours de ces yeux noirs seraient à jamais ses compagnons de route. Pour le meilleur ou pour le pire. Il était trop tôt pour le dire. Il se leva, et esquissa un geste en direction de l’arme automatique qui gisait à ses pieds. Le chef souffla alors à Snake, tout en gardant un oeil sur l’autre Français :

 

— Di a tu compňero que vaya a buscar a la medicina. Ahore sabe donderire. Y tu, te guedas con nosotros...[3]

 

Snake traduisit d’une voix blanche. Coyote, soulagé, se leva et sortit sur l’avenue Providencia. Il arracha son brassard, signe de reconnaissance des membres de la DINA[4] lors des opérations de police. Il fourra le tissu au fond de sa poche. Il héla un bus vide, qui ne s’arrêta pas. Le chauffeur arborait un rictus terrorisé. Visiblement, l'homme ne savait plus que faire, à part continuer à rouler à tombeaux ouverts dans sa ville dévastée. Aranxa habitait à sept ou huit cents mètres de l’hôtel. Par chance, dans la même avenue. Coyote était encore incapable de se repérer dans Santiago. Il se résolut à se rendre chez la jeune fille en courant. Quelques cadavres jonchaient les trottoirs. Personne n’y prêtait attention. Les rares passants pressaient le pas, ignorant la sueur qui plaquait les chemises sur la peau. Ça et là, quelques bâtiments brûlaient.

Une demi-heure plus tard, un des militaires, répondant au signal convenu, lui ouvrit la porte de service du San Cristobal. L’homme l'accueillit avec un sourire mauvais, alors qu’il se précipitait vers la cuisine. Coyote serrait les médicaments dans la main. Une vieille femme en pleurs, la mère sans doute, les lui avait remis. Elle attendait, seule dans son modeste salon, devant un poste de radio qui crachait des airs militaires. Le sachet était tout prêt, posé sur ses genoux.  Coyote n’avait pas osé la regarder en face, mais il avait pris sa décision. Il n’en avait plus rien à foutre de cette folie humaine. Rien à foutre de Snake, du chef, de la DINA, du communisme et de tout le reste. Il était venu là plus par fanfaronnade et désœuvrement que par pure conviction. Il était venu pour montrer à ceux de leur groupuscule de la Fac de droit de St Etienne qu’il  "en avait". Et aussi pour impressionner leur pasionaria. Tous en étaient secrètement amoureux. Mais maintenant, les yeux d’Aranxa avaient chassé ceux de Nadège… Coyote savait qu’il fallait que cette fille et son frère soient libérés sur le champ. Cette évidence s’imposait à lui, il ne pouvait en être autrement. 

Ce qu’il vit en premier, en pénétrant dans la cuisine, ce fut le regard de Snake. Les yeux lui sortaient littéralement de la tête. Puis il vit le frère. Carlos. Son sang s’écoulait d’un trou noir, au milieu du front. Une flaque s’étalait déjà à ses pieds. Mécaniquement, Coyote tourna la tête en direction de la sœur.  La tête d’Aranxa formait un angle incongru avec le reste de son corps. Ils s’étaient servis de son foulard rouge pour la garrotter contre le pilier.

Le sachet de médicaments toujours dans sa main crispée, Coyote regarda tour à tour les protagonistes. Le chef finissait une bouteille de Mescal, à même le goulot. Il lança quelque chose à l’adresse de Coyote. En riant.  Snake traduisit :

 

— La fille a parlé. Toi, Coyote, tu restes avec Sancho. Pour évacuer les corps. Nous, on va chercher les autres.

— Tu te rends compte de ce que tu as fait ?… Snake ! Tu pouvais pas les en empêcher ?

 

Snake hésita un instant, fixant son compagnon de ses yeux exorbités.  Puis il saisit son revolver, le passa à sa ceinture, et rejoignit les deux militaires qui l’attendaient devant la porte de service…

Coyote les regarda partir, puis se précipita au dessus du vaste évier et vomit. Sancho avait déjà détaché Carlos, et entreprenait de le traîner jusqu’à la cave. Sans prêter la moindre attention aux états d’âme du jeune Français…

 

 

 

 



[1] Mouvement de la gauche révolutionnaire chilienne.

[2] On n’est pas là pour vous soigner, bande de voyous. Mais avant de mourir, vous allez nous cracher le nom de vos copains !

[3] Dis à ton pote d’aller chercher les médicaments. Il sait où elle habite, maintenant ! Toi, tu restes avec nous…

[4] Direction nationale du renseignement au Chili.

St Etienne Santiago

Par JLN :: 03/06/2007 à 22:03 :: Pour se procurer les bouquins

 

- Dans toutes les librairies. (Pour commander, préciser au libraire que le diffuseur est Calibre)

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CHAPITRE 1.

Par JLN :: 15/01/2007 à 6:28 :: Un bon flic premiers chapitres

St Etienne, 25 avril 2002.

 

"Le Pen t’es foutu, la jeunesse est dans la rue… "
Charlie Barébian, à l’instar de ses potes de lycée reprenait en cœur.
"Le Pen, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue !"

 

Le soleil n’avait même pas fait l’effort d’accompagner la jeunesse dans la Grande rue. Le Pen n’avait pas fait l’effort de ne pas être pré­sent au deuxième tour des élections présidentielles. Le père de Charlie n’avait pas fait l’effort de ne pas voter pour lui. Malgré tout ça, à l'instar de ses potes de lycée, il reprenait en cœur les chants et les exhortations vilipendant le leader du Front National. Il était hors de question que l’Elysée tombe aux mains des frontistes. Charlie ne savait pas trop pourquoi, sa conscience politique manquait encore un peu de consistance. À bientôt dix-huit ans, il ne s’était jamais posé trop de questions. Tous les mêmes, avait-il pensé jusque-là. Il avait à peine dix ans lors du précédent duel Chirac Jospin, et il n’avait pas trop compris l’utilité des suffrages qui s’étaient succédés par la suite. Mais là, le 22 avril au matin, il lui avait semblé saisir la gravité de la situation.

Le lycée s’était paré de banderoles, des leaders s’étaient dégagés de la masse, les profs semblaient ne pas vouloir s’opposer au mouvement qui montait. Tant pis pour les cours qui sauteraient inévitablement. De toute façon, les cours, c’était comme la politique. Charlie n’avait jamais réellement compris à quoi ça servait. Depuis trois jours, il battait le pavé stéphanois, dans une ambiance bon enfant. Djumbés et sifflets rythmaient le cortège. Quelques CRS placides observaient ce qu’ils de­vaient considérer comme un troupeau de désœuvrés.

 

« Le Pen, t’es foutu… »

 

Charlie, qu’est-ce que tu fous là ?  

Charlie chercha du regard l’auteur de l’interpellation. Il aperçut le fils de ses voisins, qui tentait une percée dans la foule pour le rattraper.

Ton père t’a laissé venir ? demanda le jeune homme, essoufflé, une fois qu’il l’eût rejoint.

Ben… Il ne sait pas que je suis ici…

Ah ouais, ça m’aurait étonné aussi… Ça le fait bien, en tous les cas, y a de plus en plus de monde, tu trouves pas ?

C’est sûr, c’est important quand même…

Ah… parce que tu y crois toi, qu’on va changer quelque chose ?

Ben, pourquoi pas ? En tous les cas, peut-être que la prochaine fois, les…

— Arrête ton baratin s’il te plaît ! Tu me fais penser à Léon…

     Léon ?

— Le mec qui braille dans le haut-parleur. Il est dans ma classe. Son père fait de la politique, et il a envie de prendre le même chemin, j'ai l'impression. J'sais pas si c'est à cause de ça, mais ce mec a toutes les filles qu'il veut… Il s'est même fait tatouer les trois points sur le cou…

— Je ne vois pas le rapport. C'est quoi cette histoire de points ?

— Et oh, tu viens d'où, toi ? LES trois points : Mort. Aux. Vaches. Tu piges ? L'anarchie, ni dieu ni maître… Et dis, c'est pas Ju­liette là-bas ? Je file. Peut-être à tout à l'heure !

 

Charlie regarda le fils du voisin remonter la foule des lycéens à contresens. Les trois points. Ni dieu ni maître…  Il porta instinctive­ment la main à son cou, et se mit à accélérer, se frayant un passage parmi les manifestants. Au bout de quelques minutes de cette gym­nastique, il se retrouva non loin de la tête du cortège. Il avait déjà aper­çu celui qui hurlait dans le porte-voix. Un élève de première, peut être. Il n'y avait jamais vraiment fait attention jusque-là. Les lèvres collées à l'engin, il enchaînait les diatribes à l'encontre du candidat du Front national. Il ne manquait pas de verve, et, peu à peu, Charlie se sentait convaincu par les mots et l'énergie du jeune homme. Quelques mètres encore, et il s'était porté à son niveau. Il pouvait voir les veines de son cou qui enflaient. Leurs yeux se croisèrent un instant. Ne sachant trop que faire, Charlie entonna à nouveau : "Le Pen, t'es foutu…" Les trois points sur le cou bougeaient en rythme, et Charlie ne put s'empêcher de sourire. Autant de "Mort aux vaches" sur le cou de ce Léon que de dents dans la bouche d'une poule… Il ralentit le pas, se laissant envelopper par la foule. Il porta à nouveau la main à son propre cou, y palpa les trois petits points qui le complexaient depuis l'enfance. Trois grains de beauté…

"Le Pen t'es foutu, la jeunesse est dans la rue…"

Le reste de la journée ne fut qu'une succession de petits faits anec­dotiques. Mais pour Charlie Barébian, cette fin d'après-midi et la soirée qui devait suivre furent vécues avec une intensité particulière. La rencontre avec ce Léon, c'était un peu… comme s'il venait de découvrir une étoile. Il est de ces étoiles, comme ça, qui ont toujours été là, mais dont on ne se préoccupe pas. Et puis, une nuit, sans savoir pourquoi, on ne voit plus qu'elle… Et on décide d'aller l'attraper.

Après la manif, Charlie avait traîné en ville un moment. Puis il s'é­tait rendu au bistrot avec les copains de classe qui avaient fait sécher les cours. Il avait bu des "Monaco", joué au baby-foot. Il contemplait son verre vide, lorsque le fils des voisins le tira soudainement de la torpeur dans laquelle il semblait s'enfoncer.

 

    Eh, Charlie, tu penses à quoi ?

 

            Charlie le regarda un moment avant de répondre. Il se rendit compte qu'ils n'étaient plus que trois dans la salle, en plus du patron du bar. Quelques instants auparavant, la salle fourmillait de lycéens en mal de révolution. Il ne restait plus que Ludo, le fils des voisins, Juliette et lui. Les trois seuls à vouloir prolonger cet instant.

 

— Je pense à Léon…

— Léon ?

     Celui avec le haut parleur.

     Ah oui ? Et alors ?

— Alors, c'est pas un tatouage, qu'il a au cou. Mais des grains de beauté…

     Tu parles d'une affaire !

 

            Juliette se mit à glousser, tout en regardant Ludo d'un air énamou­ré.  Ludo se saisit prestement de sa main, et s'apprêtait à l'embrasser lorsque Charlie reprit, comme s'il parlait à lui-même :

 

— J'ai les trois mêmes grains de beauté, au même endroit. Ce n'est pas normal…

 

            Puis, constatant que les deux autres ne l'écoutaient pas vraiment, il se lança :

 

— Je me demande si on ne serait pas de la même famille… Si on ne serait pas frères, par exemple…

— Qu'est-ce que tu racontes ? N'importe quoi ! lança Juliette sou­dainement intéressée par la conversation. Les grains de beauté et la génétique ce n'est pas clair clair, d'après ce que j'ai compris en cours de bio. Il semblerait même, au contraire, que deux ju­meaux ne peuvent avoir des grains de beauté au même endroit…

— Je n'ai pas dit qu'on était jumeaux, reprit Charlie. Et puis, il n'y a pas que ça… Je ne me suis jamais entendu avec mon père, je n'ai jamais connu ma mère… Je me pose des questions, quoi…

— Admettons, pour les grains de beauté, intervint Ludo. Tu expli­querais comment que vous puissiez être frangins ? Tu ne connaissais même pas Léon avant que je te le présente… Tu penses que ta mère et le père de Léon….

— Je ne pense rien. Oh, et puis, vous avez raison, c'est sûrement un pur hasard… Bon, moi, il faut que j'y aille. À demain. Vous savez s'il y a cours ?

 

Charlie avait retardé le moment de retrouver son père, en choisis­sant de rentrer chez lui à pied. Une bonne heure en partant du centre-ville. Il était partagé entre l'envie de l'affronter, de le provoquer, et celle de l'éviter. Mais lorsqu'il eut franchi le portillon qui donnait accès à la propriété familiale, il le croisa. Nikos Barébian s'apprêtait à partir.

 

— C'est à cette heure-là que tu rentres, toi ? Ça a été les cours ? Bon, je dois filer, j'ai invité deux trois personnes au match de ce soir. Y a ce qu'il faut au frigo.

 

Nikos Barébian louait une loge à l'année à Geoffroy Guichard, et il avait coutume d'y inviter ses clients potentiels.  Charlie l'y avait ac­compagné une fois. Une fois seulement. Les blagues de mauvais goût n'étaient jamais loin. Si son père et ses invités ne poussaient pas des cris de singe lorsqu'un joueur de couleur de l'équipe adverse touchait la balle, ce n'était sans doute dû qu'à un fragile verni culturel... Que la pre­mière intempérie un peu sérieuse n'aurait probablement pas de mal à faire céder…

Charlie se fit réchauffer un reste de pizza, puis resta un moment, sans rien faire, enfoncé dans un fauteuil. Il ne savait vraiment pas quoi faire. Juliette avait probablement raison, il se faisait des idées. Pourtant il savait, au plus profond de lui-même que quelque chose clochait. Il sortit sur la terrasse, et observa le ciel. Les étoiles brillaient avec une intensité particulière ce soir-là. Il décida de mener sa propre enquête, de chercher les liens qui pouvaient unir sa famille et celle de Léon.

 

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Pendant plusieurs mois, Charlie se renseigna, fila Léon, repéra sa maison, identifia ses parents. Pas un article concernant la carrière poli­tique de son père ne lui échappait. Et le père de Léon, Victor Ougine, faisait souvent la Une des journaux locaux. Sa mère, par contre, était beaucoup plus discrète. Puis il entreprit de fouiller méthodiquement le bureau de son père, chaque fois qu'il était seul chez lui. Nikos travaillait souvent à domicile, et la paperasse ne manquait pas. C'est un soir de décembre, le vendredi 20, que Charlie trouva ce qu'il cherchait. Une vieille coupure de presse, jaunie par le temps. L'article constituait l'unique pièce d'un dossier intitulé "1984".  La mère de Charlie n'avait sans doute jamais rencontré le père de Léon. C'était beaucoup plus grave que ça. C'était même sans doute dégueulasse ce que son père avait pu faire, la nuit du 19 février 1984.

Nikos devait rentrer tard ce soir-là. Un repas d'affaire avec le di­recteur d'une grande surface lyonnaise. Charlie rassembla quelques af­faires dans un sac de sport, griffonna un mot qu'il laissa sur la table du salon, et sortit dans la nuit. Les étoiles brillaient avec une vigueur ex­ceptionnelle.

 

CHAPITRE 2.

Par JLN :: 15/01/2007 à 6:01 :: Un bon flic premiers chapitres

              Samedi 21 décembre 2002.

 

Bar  “le Kiev ”, St Etienne, 14H.

      

Le patron avait été très clair :         "Tu as carte blanche, mais cette histoire ne doit jamais remon­ter à la surface ! Tu sais de quoi je parle. Tiens-moi au courant. Et je te préviens, ça urge !"

 

Léon Farges avait senti une pointe d’excitation lui chatouiller le bas du dos. Jusque-là, son rôle de conseiller et d’homme de main en chef du Directeur de la BSG (Barébian Sécurité Gardiennage), en dehors des fonctions officielles pour lesquelles il était grasse­ment rétribué, ne lui avait que trop rarement fourni l’occasion d’as­souvir sa faim de prédateur urbain. Quelques passages à tabac de colleurs d’affiches, quelques mises au point lors d’attributions de marchés, un peu d’intimidation de temps à autre. Léon Farges fai­sait partie de ces hommes prêts à tout pour mener une mission à son terme. Personne ne l'avait jamais vu douter de quoi que ce soit. Dans son milieu, amis et ennemis ne l'appelaient par son véritable nom qu'en sa présence. Pour tout le monde, Léon Farges était "le Barge". Il n'ignorait pas ce sobriquet, et en retirait même une cer­taine fierté. Deux fois, il avait dû tuer. Sans d’ailleurs que la moindre émotion n’ait eu à traverser son cerveau programmé pour le mal. Des affaires banales, sans alternative ni planification préa­lable. Son machiavélisme quasi maladif n’avait pu y trouver son compte. Jusqu’alors, aucun défi intellectuel n’avait présenté suffi­samment de complexité pour lui résister au-delà du temps néces­saire à boire un verre au bistrot. Mais cette fois, Nikos Barébian semblait coincé, et lui, Léon Farges était bien le seul, comme lors de cette fameuse nuit, à pouvoir le tirer d’affaire. Dix-huit ans déjà qu’il avait forcé la main à celui qui deviendrait son  patron. Aujourd’hui, c’était Nikos qui était demandeur.

Il traversa la place de l’Hôtel de ville et s’engouffra dans un de ces cafés qui avait connu son heure de gloire et de prospérité en 1976, alors que les “Verts” faisaient vibrer l’Europe. Il faut dire qu’à cette époque-là, les Européens venaient en faire vibrer des verres, au “Kiev” ! Le nom était resté, l’ambiance avait changé, comme dans le reste de la ville. Mais Farges aimait cet endroit. Il y avait son poste de commandement, et y passait plusieurs fois par jour. Ce jour-là, pas question de s’installer en terrasse. L'hiver, qui avait eu du mal à trouver ses marques semblait enfin en mesure de prendre le dessus sur cet automne triste et humide, déjà phagocy­teur  de l’été précédent. Il s’installa bien au chaud, sur l’une des banquettes du fond. Sans qu’il n’ait besoin de commander, Ernest, le patron lui apporta son "PPP" : l'édition quotidienne du "Progrès", arrosée d'un Picon Pelforth.

Les nouvelles sportives expédiées,  - rien d’intéressant du côté des clubs de foot locaux-  Farges s’appesantit sur la page politique. La chance était avec lui, comme c’était souvent le cas quand il ren­contrait un problème. Un quart de page était consacré au  maire et conseiller général d’une cité de la périphérie stéphanoise, sous le titre : “Trop d’Ougine tue l’Usine !” Farges s’amusa à se répéter mentalement la phrase... Pas facile ! Après une lecture approfondie de l’article, il ne put réprimer ce qui chez lui faisait office  de sou­rire. Un imperceptible pincement de l’intérieur des lèvres  entre les incisives et l’esquisse d’un clignement de l’œil droit. Le fameux Vic­tor semblait bel et bien embarqué dans une affaire qui risquait  de lui coûter ses mandats, d’après le journaliste. Cet imbécile de gratte-papier était loin de se douter qu’il risquait d’y perdre bien plus encore... Une réunion publique se tenait le soir même. Farges y serait. Une photo, montrant l’élu paraphant un document de la main gauche, illustrait l’article. Tout cela proposait un sujet de réflexion supplémentaire  à l’exécuteur des basses oeuvres de la très honorable BSG.

Tout en téléphonant à Hermann Zeuter pour lui fixer un ren­dez-vous le soir même au “Kiev”, Farges se rendit compte que son activité cérébrale trouvait enfin un terrain de jeu digne de ce dont elle était capable. La machine était lancée, ça tournait très vite. Le rêve de l’exécution parfaite d’une tâche, l’enregistrement des dif­férents paramètres, la recherche de faits ensevelis au plus profond de sa mémoire, les formulations inconscientes d’hypothèses et l’imminence de l’action réussissaient à le transformer, physique­ment parlant. L’homme, d’aspect généralement austère et plutôt détaché de ce qui se passait autour de lui, semblait prendre soudai­nement la lumière. D’accessoire, il prenait une place centrale. Nul  ne pouvait, ne devait l’ignorer.

Il restait quelques heures pour peaufiner l’affaire, mais deux choses étaient désormais inscrites en lettres sanglantes dans son es­prit : une action d’envergure se mettait en place, et les trois coups étaient pour ce soir-là.

Quand il remonta dans son break Ford gris métallisé, seul un détail lui résistait encore.

 

Autoroute A 72,14 H 30.

 

J’étais comme un fou au volant de ma nouvelle acquisition. Cette petite 4L marchait du tonnerre de dieu. Comme avec les pré­cédentes, le compteur annonçait fièrement 120 kilomètres à l’heure sur cette partie descendante de la voie rapide reliant Andrézieux à St Etienne. Là même où avait été construite la première voie de chemin de fer en France. Il devenait de plus en plus difficile de dénicher ce genre de véhicule en état de marche, et pourtant, je ne me voyais pas au volant d’autre chose ! Pour lever le capot d’un tel engin, pas besoin d’être ingénieur en informatique, et, sur la neige, il n’y avait guère que la célèbre 2CV pour concurrencer ces braves Renault.

Bref, j’étais content, et attentif au moindre tressautement du moteur, ce qui, je dois le reconnaître, présente bien des avantages thérapeutiques... En effet, pendant ce temps, je ne pensais pas à autre chose, et pour moi, ça valait certainement mieux. Depuis que j’avais soufflé quarante bougies, un mois plus tôt, j’avais une cer­taine tendance à constater avec amertume que ma vie valait princi­palement par ce qui s’était déjà passé... Un bel avenir derrière soi en quelque sorte ! L’avenir, le vrai justement, ne s’annonçait pas réelle­ment exaltant. Le prochain achat de 4L, ce ne serait pas pour avant trois ou quatre ans, et d’ici là, il me faudrait bien trouver quelque chose pour m’occuper l’esprit.

La jeunesse, c’est la construction de la personnalité, ça prend pas mal la tête, et pas mal de temps. Ensuite, il faut se faire sa place dans la société, ou en dehors, d’ailleurs. C’est du boulot aussi. Ça aussi, ça occupe. Après, on a une dizaine d’années peinardes, qu’on passe à savourer ce qu’on a pu faire et à regretter ce qu’on a raté. En clair, on finit par s’enfermer dans le piège qu’on s’est fabriqué, tout seul comme un grand. Et me voilà, à quarante ans, sur une voie qui est censée être rapide... Pour ceux qui ne sont pas au vo­lant d’une ancêtre atteignant le 120 en pleine descente, après plu­sieurs kilomètres d’élan. À guetter le doux bruit des pistons ! C’est sûr que ça vaut mieux que de se demander quand la neurasthénie nous rattrapera. Si elle ne nous a pas encore rattrapés !

Mes potes avaient un peu de mal à accepter qu’un prof à mi-temps puisse faire de la dépression. Surtout ceux dont la profession n’était pas spécialement valorisée ou présentait des caractères de pénibilité indiscutables. Pour eux, ça se passerait mieux pour moi si je pouvais me dégotter une petite nénette sympa avec qui faire un bout de chemin. Je ne comptais plus les soirées organisées en douce pour me faire découvrir —"Oh quelle surprise,  tu  es       là !"— L’âme sœur. Je les appelais les hameçons. Avec liaison. Ou sans, d’ailleurs.

Pour moi, la question était définitivement réglée depuis la Fac. D’autant plus qu’on était parfois amenés à se croiser avec Alida Mi­ler. Ou plutôt Alida Ougine, depuis une quinzaine d’années mainte­nant.

À ce propos, il fallait que je me remue un peu, si je voulais être prêt pour la réunion publique organisée par Victor, conseiller général, mari d’Alida, ancien bon camarade, avec qui l'on ne s’est jamais ni vraiment fâché ni vraiment réconcilié. Cette réunion, c’é­tait à 20 heures à la Bourse du Travail de St Etienne.

Deux ou trois courses à faire, une bonne douche, et je serais prêt. Si je pouvais quand même, je regarderais aussi ce qui se passait du côté du réglage du carburateur. Problème de ralenti. Une voiture, c’est comme une vie, finalement : si ça n’avance pas, ça cale !

Fenêtres sur court.

Par JLN :: 09/01/2007 à 19:20 :: Pour se procurer les bouquins

 

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Un bon flic c'est comme de la soie.

Par JLN :: 09/01/2007 à 19:16 :: Pour se procurer les bouquins

 

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